L'état des déperditions de votre maison avec un DPE

En France, le Commissariat général au développement durable a souligné en juillet 2014 : « un logement sur deux est classé dans l’étiquette D ou E. Près d’un tiers ont une performance énergétique faible et seuls 14 % des résidences principales sont classées A, B ou C ». D’après cette statistique, la consommation énergétique est encore loin d’être modérée.

Et pour cause, outre le mauvais choix du type de l’isolation thermique, l’état des déperditions avec un DPE est sûrement négligé pendant les travaux.

Que contient ce document ? Quels sont ses avantages ? Zoom sur le diagnostic de performance énergétique.

Pour réduire ses dépenses énergétiques de 25 à 45%, l’isolation extérieure est le meilleur moyen. Et le DPE vous donnera le montant exact de vos réductions factures.

Le Diagnostic de Performances Énergétiques D.P.E

Le DPE est un document dans lequel se trouve une estimation de la consommation énergétique annuelle et des émissions de gaz à effet de serre.

Les informations qu’il contient sont présentées sous forme d’étiquette énergétique depuis la classe des logements les plus performants en termes de consommation à la classe des logements les plus énergivores en passant par la classe des logements standards (par exemple, une moyenne de 130 kWh-ep/m2/an à Paris).

Certaines d’entre ces classes sont difficilement atteignables en rénovation tandis que d’autres sont faciles à atteindre en construction neuve.

  • Classe A (0 – 50) : les plus performants (facile à atteindre en construction neuve/difficile à atteindre en rénovation)
  • Classe B (51 – 90) : les logements conformes au label BBC (facile à atteindre que ce soit en construction qu’en rénovation).
  • Classe C (91 – 150) : la classe standard pour les constructions neuves des logements chauffés au gaz
  • Classe D (151 – 230) : la classe standard pour les constructions neuves des logements chauffés à l’électricité
  • Classe E (231 – 330) : concerne les logements anciens chauffés en électricité.
  • Classe F (331-450) : la classe des logements construits entre 1948 et 1975.
  • Classe G (451 et plus) : la classe des logements les plus énergivores.

Aujourd’hui, la consommation moyenne en énergie est entre 151 à 330 kWhep/m²/an selon encore la statistique du Commissariat général au développement durable. C’est devenu obligatoire depuis l’année 2006 pour la vente d’un immobilier et depuis l’année 2017 pour toute location immobilière.

Un DPE est valide pendant 10 ans. La méthode de calcul doit tenir compte du système de chauffage et du système de production d’eau chaude et de refroidissement. Par contre, un DPE ne doit pas considérer les consommations en électroménager ni en éclairage.

Avant travaux pour trouver les points faibles de la maison

Le diagnostic de performance énergétique doit contenir une étiquette énergie. Cette dernière indique la classe du logement par rapport à la consommation annuelle énergétique (de A à G). Outre cette information, le DPE doit aussi fournir une étiquette climat qui relate le niveau d’émission de gaz à effet de serre allant de A (inférieure à 5 kg de CO2/m²/an) à G (supérieure à 80 kilos de CO2/ m² /an).
Ce document doit aussi indiquer les différents matériaux d’isolation existants, la présence d’énergies renouvelables, le système de chauffage et de ventilation.
Et enfin, il doit fournir des recommandations et des conseils pour améliorer la performance énergétique de votre maison.

Le diagnostic de performance énergétique avant et après travaux est vivement recommandé pour la rénovation. Le DPE avant travaux permet de connaître l’ampleur des travaux à réaliser.
Pour cela, le diagnostiqueur collecte tous les dossiers tels que les plans de construction, les notices techniques de matériels, les factures énergétiques (3 dernières années), les caractéristiques techniques de votre logement (hauteur, longueur, vitrages, isolants…).
À travers ces informations, le professionnel certifié calcule le DPE en suivant les normes standards 3CL-DPE. À noter que l’étiquette obtenue à partir de ces constats n’est que des informations de base. Ce n’est pas du tout le DPE réglementaire.

Après travaux pour estimer la rentabilité du projet

Parce que le premier bilan de performance énergétique ne peut, en aucun cas, remplacer le DPE réglementaire, il faut encore réaliser un DPE après travaux.
Ce dernier consiste à évaluer le gain énergétique obtenu par rapport au premier bilan et par rapport aux nouveaux systèmes installés (chauffage, refroidissement, eau chaude sanitaire). Vous pouvez aussi obtenir les nouvelles caractéristiques thermiques de votre logement que ce soit au niveau des murs, de la toiture, des fenêtres et des portes ou encore du plancher.

En tout cas, ce deuxième bilan sera votre DPE réglementaire et officiel, valable pendant 10 ans. Vous pouvez l’utiliser en cas de location ou de vente de votre immobilier.

Outre l’assurance d’un niveau énergétique suffisant, le DPE après travaux permet aussi d’obtenir un financement de la part de l’Agence Nationale de l’Habitat (ANAH). Il faut vous renseigner sur les conditions d’aides financières. C’est différent d’une région à une autre. Il existe aussi une variante de DPE.
Il s’agit du bilan énergétique « simulé ». Ce n’est qu’une visite avant et après travaux pour constater le gain énergétique. Deux documents seront donc à votre disposition.